Apprendre de ses erreurs

Publié le par Hel

D'une certaine façon, on pourrait croire que je souffre d’Alzheimer très précoce. Encore que sur le plan de l'assimilation d'informations, je m'en sort plutôt bien. C'est plutôt dans tout ce qui est interprétation que je dois avoir un problème.

En effet, il semblerait que je soit incapable d'apprendre de mes erreurs passées.

 

On aurait pu croire qu'après avoir vu mes notes et ma motivation chuter, non-pas à cause de la matière en elle-même mais des professeurs qui l'enseignaient, j'aurais pu me dire que j'avais un problème, et tenter de m'y intéresser malgré le professeur en question.

Mais non.

 

Au collège, j'adorais la Physique-Chimie. J'avais un professeur drôle, la matière me passionnait, et puis... En seconde, je suis tombée sur un professeur qui préférait compter les "+" et les "-" attribués aux élèves pour une réponse pertinente ou un bavardage plutôt que de faire cours. Et qui considérait que le plus important n'était pas que ses élèves comprennent le cours mais qu'il finisse son programme. Des notes toujours excellentes, j'en suis arrivée à des 5/20.

Comme si mon cerveau n'avait pas comprit le problème, lorsqu'en première, mon professeur de français, jeune, à humour douteux et capable de rendre son cours captivant a, quelques semaines avant le bac, soudain changé de comportement à mon égard - me réprimant lorsque je répondait à la question d'une professeur au théâtre, me reprochant de parler sans que j'aie ouvert la bouche... -, je n'ai pas tenu le coup. D'élève avide de savoir, je suis passée à élève comptant les minutes restantes avant le bac et surtout, l'arrêt des cours de français.

Pathétique, non ? Techniquement, je pourrais même remonter plus loin. Enfant, j'adorais lire et apprendre. Ayant tendance à terminer mes exercices avant tout le monde en primaire, je passait le temps en lisant les livres à notre disposition, ce qui m'évitait de me tourner les pouces pendant un quart d'heure/une demi-heure (selon la durée et la difficulté de l'exercice). Lorsqu'en CM1, ma nouvelle maîtresse m'interdit de lire, m'obligeant à patienter sans rien faire une fois que j'avais terminé, j'ai cessé de vouloir aller en cours. Ce qui aura au moins eu l'avantage de me faire découvrir les joies du saut de classe et du changement d'établissement en cours d'année. Mais ceci n'a rien à voir.

 

Pour en revenir au sujet initial, je me retrouve donc Loooooooooooooooooooooiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiin derrière le reste du monde. Ce n'est pas comme si j'étais 30e sur 40 au premier DST de math. Avec un prof-mollusque au cours désordonné, les maths en tronc communs étaient presque une matière abstraite. Un peu comme la Physique-Chimie, même si l'arrivée d'un prof plus "compétent" que l'ancien avait légèrement fait remonter mon niveau. Il n'empêche que dans tous les cas, je suis en retard. Très en retard. Les bases que les autres ont acquis, je ne les connais pas, ou à peine. Je dois articuler ma pensée là où ils ont des réflexes. J'ai revu tout le cours sur les probabilités, fait tous les exercices à ce sujet sur le site que mon professeur nous avait conseillé, et je sais qu'une chose : C'est que je ne sais rien.

Proportion de probabilités dans le programme de math cette année ? Un tiers.

J'suis rassurée, là.

 

Donc je n'ai qu'une chose à dire : MERCI à mon professeur de Spé Math. Si tous mes professeurs avaient été comme lui, je pense que je n'aurai jamais eu de problèmes quelconques pendant ma scolarité. Si ce n'est une légère surmotivation ?

 

Ou alors, la conclusion la plus pertinente : Je suis une idiote qui ne sait pas apprendre de ses erreurs.

 

Bref, les étoiles brillent déjà depuis un moment. Je m'en vais donc les rejoindre.

 

.~*Hel*~.

Publié dans BCPST

Commenter cet article

doc vetote 27/09/2010 21:50



Courage, la prépa ce n'est jamais facile. C'est très dur niveau pression psychologique. Mais seuls comptent les résultats au concours. J'ai bien réussi à intégrer avec 5/20 en maths...



Hel 27/09/2010 23:17



Merci ! =')


Ah oui, c'est vrai que seul le concours compte, cette fois... D'une certaine manière, c'est vrai que c'est rassurant !


 


Ça me fait très plaisir que vous ayez pris le temps de lire... Merci !