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Publié le par Hel

Lorsque j'étais au lycée, "prépa" était associé à un travail très dur, à un concours et à la porte d'entrée vers l'école que je voulais. Mais il y avait quelque chose auquel je n'avais pas plus pensé que ça avant de devoir formuler mes voeux d'orientation Post-Bac.

Je suis sûre que vous savez de quoi je parle. Je l'avais déjà évoqué au début de ce blog. Ce petit détail qui fait que votre année va être horrible ou non.

Ce petit détail qui s'appelle le logement.

 

En trois ans j'ai pu voir un peu les différents types de personnes et de logements. J'en ai visité quelques-uns, à l'occasion de travaux. J'ai aussi pu faire découvrir mon 3mm² à quelques amis de prépa. C'est là que j'ai réalisé la faible surface représentée par un mètre carré, accessoirement.

En prépa, il y a les internes (en tout cas dans mon école), ceux qui louent un studio, ceux qui sont chez l'habitant et ceux qui rentrent chez eux chaque soir.

L'internat de mon lycée, c'était mon premier voeu sur la liste. Ca aurait été plus simple : pas à se poser trop de questions, avoir tout à portée de main, être près du lycée. Finalement, j'ai été refusée, et en fin de compte je ne regrette pas : me retrouvée coincée avec une inconnue dans un 1.5mm², c'est pas trop ma tasse de thé.

 

Du coup, il a fallu trouver un logement : c'est là qu'on reçoit une liste de logements d'étudiants et qu'on voit que certains essayent vraiment d'exploiter les étudiants. Sans aller jusqu'à citer les prix exhorbitants de certains logements, lorsqu'on constate que la même personne propose quatre logements différents, ça fait assez bizarre. Surtout quand on remarque qu'en faisant la somme des loyers, ça fait plus d'un bon salaire. Propriétaire de logements de prépas, une bonne filière à exploiter ?

 

D'autres, comme je le disais, choisissent de vivre chez l'habitant, soit par simplicité - repas compris, présence en cas de problème, en cas de coup de calcaire... J'ai pu constater que, selon le propriétaire - ou devrais-je dire "la", puisqu'il s'agit toujours de femmes ? -, ce type de situation pouvait plus ou moins bien tourner, allant de l'amicalité à des degrés de tensions variables, soit directement avec l'habitant(e), soit avec la famille de ce(tte) dernier(e).

 

Il y a aussi de nombreuses personnes qui rentrent directement chez eux le soir, qu'ils vivent près du lycée ou à parfois plus d'une heure de là ! Tous les matins, ils sortent de chez eux à sept heures - heure approximative de mon réveil - pour une heure de transport, avant d'enchaîner jusqu'à onze heures de lycée avant de passer une seconde heure de transports et arriver, à vingt heure, chez eux. Je n'ai jamais su comment ils faisaient (perfusion de café cachée sous leurs vêtements ?), mais quand je pense à ma propre fatigue, je me demande dans quel état est leur cerveau.

 

Et puis, selon les catégories, il y a aussi ceux qui retournent chez eux chaque week-end et ceux qui habitent trop loin pour ça. Et quand je dis trop loin, ça peut aller de l'autre bout de la France à l'autre bout du monde. Non, je ne plaisante pas.

 

Pour ma part, je suis dans un micro-studio, avec un interrupteur oscillant entre la vie et la mort, un siphon de douche qui déconne - du style "si tu débouche pas, cinq générations de moustiques auront le temps de se développer avant que l'eau de la douche ne soit évacuée". Au moins, les techniques de débouchage manuels n'ont plus de secrets pour moi. J'ai hébergé une amie pendant une semaine, puis j'ai eu une araignée comme collocataire pendant quelques semaines - jusqu'à ce qu'elle parte sans me prévenir, en fait. Elle était pratique, elle m'empêchait pas de travailler, elle me tenait compagnie et me faisait découvrir les recoins de mon plafond, jusqu'ici jugés peu intéressants. De temps en temps, je réalise que sous mes piles de cours, il y a du lino - ce genre de détails s'oublie si vite -, je sais qu'il est possible de faire tenir un nombre incalculable d'objets culinaires sur une étagère avec un peu de logique et quelques bilans des forces des systèmes à l'équilibre douteux. Et que le lave-vaisselle est une bénédiction, aussi.

J'ai également découvert que quant tu te couches en grelottant dans ton lit et que tu te lèves aussi gelée, c'est qu'il y a un problème. Surtout quand le radiateur électrique, qui chez toi s'éteint au bout de cinq minutes, dans ton studio il peut carburer une heure sans s'arrêter tellement la température est dure à faire monter dans ton appartement. C'est dans ces moments là que tu repenses à ton cours sur les machines thermiques, celui qui te rappelle que derrière un frigo, il fait chaud (machine ditherme = machine ditherme, que voulez-vous). Et que soudain, tu te met à envier ton mur, qui se les pèle moins que toi.

 

Bon, j'vous laisse, les moufles c'est pas pratique pour écrire au clavier, même si on a six paires de gants en dessous.

 

Et parce que je sais que vous aussi, vous vous êtes déjà demandés à quoi ressemble une larve de moustique dans l'eau, en voilà une ! (Merci Wikipédia)

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/7b/Toxorhynchites_speciosus_03_L.D..jpg

Publié dans BCPST

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